8 délirantes simulations d'élevage
en ligne
Tous les jours, ils sont des milliers à ouvrir leur navigateur
aux aurores pour nourrir des cochons, traire des vaches ou ramasser
des oeufs.
Fruits de la rencontre entre les tamagochis et notre bonne vieille culture
rurale, les simulations d'élevage en ligne comptent de plus en plus
d'adeptes.
Des fous furieux ? Peut-être bien, mais prenez garde, la passion est
contagieuse... Cliquez
sur l'animal que vous souhaitez élever
!

Kochonland |
Lancé il y a plus d'un
an et demi, Kochonland est sans conteste l'initiateur de la mode des
jeux d'élevage.
On ne voudrait pas exagérer la chose, mais avec pas loin
de 200 000 membres,
dont certains se lèvent vraiment à 5 heures du matin pour faire
fructifier leur "exploitation agricole",
ce site tient presque du phénomène de société. Ne
vous fiez pas à l'aspect
simpliste de la page d'accueil, au fil des mises à jour, quasi
quotidiennes,
Kochonland est devenu une simulation économique des plus sophistiquées.
Dans la peau d'un éleveur de porcs,
vous devrez apprendre à engraisser vos bestiaux, équilibrer
tant bien que mal votre budget entre achats
au marché local et revente du fumier, semer et récolter vos champs
au moment propice, élaborer de savants mélanges de céréales,
spéculer sur le cours de la confiture, et un jour qui sait, peut-être
bâtir vos propres silos à grain ou diriger un abattoir.Le nombre
de paramètres à prendre
en compte est impressionnant. Heureusement, la difficulté est
progressive, et chacun des cinq niveaux est assorti d'une volumineuse
documentation. Le site, qui il y a quelques jours encore croulait sous
le nombre de néo-ruraux, accepte de nouveau les inscriptions.
Vu sa popularité toujours grandissante, on vous conseille de vite
y réserver votre parcelle.

Vacheland
|
On continue notre tour de France des régions agricoles. Après
la Bretagne et ses élevage porcins, nous voici donc en Poitou-Charentes
(projet à l'initiative du Conseil Régional), représentée
par de charmantes vaches parthenaises. Elles sont bien mignonnes ces vachettes,
mais prenez garde à ne pas trop vous attacher car si certaines sont
laitières, d'autres sont hélas destinées aux hamburgers.
Comme sur Kochonland,
vous devrez donc les soigner au quotidien : les nourrir, les laver,
les veiller quand
elles semblent un peu folles... Bref, la vie d'un cyber éleveur
tout ce qu'il y a de plus banal, avec des joies, la première mise à bas
par exemple, et de vraies questions existentielles : quel type de nourriture
pour un engraissement optimum ? Quel engrais pour des champs fertiles
? Quels compléments alimentaires pour un lait enrichi ? Toujours
sur le modèle
assez réaliste de Kochonland, la simulation comporte aussi son
lot d'imprévus : inondations qui ruinent les récoltes,
attaques éclaires de sangliers, grèves des transporteurs
de bouse... Juste ce qu'il faut de difficulté pour une simulation
vachement bien...

Moutonking
|
Mouton noir, blanc ou angora, tel est le cruel dilemme qu'il vous
faudra résoudre
avant d'envisager une carrière d'éleveur ovin. Chacune des
espèces
produit bien sûr une laine différente, et présente
des caractéristiques propres.
Le refrain est répétitif,
mais on ne voudrait fâcher personne, alors on vous le répète
: comme dans la plupart des jeux d'élevage de cette sélection,
vous devrez choyer votre troupeau virtuel, c'est à dire revêtir
votre costume de berger, et l'emmener paître. Rien que de très évident
nous direz-vous. Peut-être, mais ne vous croyez pas trop vite parvenu.
Notez par exemple qu'un petit bouquet de fleurs de temps en temps peut
aider à calmer un bélier belliqueux.Une suggestion pour
finir, tâchez
d'être originaux quand vous choisirez le petit nom de vos bêtes,
avec pas moins de 30 000 adeptes, le jeu compte déjà un
paquet de Dolly.

Hamsters en folie
|
Héritée de votre grand-mère, la boutique de hamsters dont
vous avez la charge est dans un état de déchéance
affligeant. A vous de remettre le commerce d'aplomb.
Vos deux bottes n'ont
rien de secrètes quand on connaît un peu la fragilité des
hamsters : une alimentation saine et une hygiène irréprochable.
Prenez garde aussi à l'incroyable fécondité des
rongeurs. Ils se reproduisent si vite qu'on a tôt fait d'être
débordé, or il est essentiel que vos protégés
disposent de suffisamment d'espace. Un exemple concret ? Des 22 hamsters
de notre première portée, tous sont morts d'étouffement.Autre
aspect de la simulation : le business. Pour satisfaire votre clientèle, exigeante pour
ne pas dire pinailleuse, Vous devrez suivre la demande, et les modes.
Ces derniers jours, on recherchait plutôt les animaux à petites
oreilles et pattes courtes...Attraction phare de
ce site, qui compense largement l'ergonomie et les graphismes détestables
: la présence de Dédé le hamster. Une mascotte de
chair et d'os, que vous pourrez espionner 24h sur 24 grâce à la
webcam braquée sur son loft.

Live on Bankiz
|
La vie sur la banquise, ce n'est pas de tout repos. Pour que pingouin
devienne adulte, pas moyen de le gaver de poisson pané.
Ici, pas de supermarché pour
trouver la nourriture qui rendra votre mascotte grande et forte. Le respect
de ses congénères, c'est en brillant à la pêche
que le pingouin l'obtient. Et pour cela, il n'y a pas de miracle : il faut
que vous lui trouviez chaque jour un bon coin où planter sa canne.
Allez-va, on vous donne le tuyau : pour ne jamais rentrer bredouille, abonnez-vous à "Pêcheurs
mag'", ils flairent le poisson à des milles à la ronde.
La tâche se complique
au deuxième niveau quand il s'agit de trouver le ou la compagne
idéale. Avant toute chose, on préfère vous prévenir
: le divorce est très mal perçu sur la banquise, de même
d'ailleurs que la contraception. Une fois votre pingouin casé,
il sera jugé à sa fécondité, et en la matière,
3 petiots sont la norme locale. Au delà, n'y pensez pas, les règles
de fécondité sont très strictes, et l'on souhaite éviter
tout risque de surpopulation. Quand vous aurez fait
vos preuves en chef de famille, vous serez mûrs pour le 3e niveau : une sorte
de Simcity, pour pingouin mégalo. Non seulement vous devrez bâtir
une ville, mais aussi y attirer des habitants, et surtout les garder.Ah
oui, on oubliait un détail,
si les moeurs locales sont assez strictes pour tout ce qui touche à la
famille, les préférences sexuelles des pingouins ne
sont pas du tout tabou, et chaque individu peut librement y exprimer
son
choix. Ils sont au nombre de trois...on vous laisse deviner. Dernier
conseil, à ceux
qui verraient trop grand et tomberaient à cours de Bankizous,
la monnaie locale : allez donc tester votre culture générale
et votre rapidité au quizz permanent.

Chicken to fight
|
Vous êtes plus Pitbull que poulet ? Alors vous venez de mettre la main
sur le jeu qu'il vous faut. Ici, votre mission première consistera
bien sûr à faire croître les jeunes coqs en les alimentant
grassement, mais aussi à les traîner à la salle de
muscu. Oui, oui, vous avez bien lu : à des années lumières
de l'élevage
en batterie, il s'agit ici de produire des volatiles de combat. L'enjeu
est simple : faire de votre poulet une terreur des rings, un vrai mâle
toujours prêt à voler dans les plumes des concurrents. A l'instar
de vos objectifs, les moyens à votre disposition sont assez atypiques
: friandises, litrons de bière et séances de musculation.
Une fois le galinacée endurci, il devra combattre bien sûr,
et plus il gagnera de défis, plus il prendra de l'assurance. Rassurez-vous,
si les victoires font gravir les échelons de cette simulation,
une défaite n'est pas fatale. Attention tout de même à ménager
l'animal. Malheureuse, la volaille a tôt fait de dépérir,
mais Joseph le fermier vous l'expliquera mieux que nous. Le cas échéant,
il se fera même un plaisir de garder le poulailler en votre absence.

La Ferme à Dédé
|
Une poule, un coq et un champ, voilà votre modeste patrimoine de
départ.
A vous comme d'habitude de le faire fructifier en nourrissant votre basse
cour, en ramassant les oeufs, sans oublier au passage de nettoyer le poulailler.
Eleveur polyvalent, vous vous devrez égalemement de cultiver la
terre. Et ne méprisez cet aspect du jeu, l'agriculture est vitale
pour votre exploitation. Oubliez de récolter votre champ ou de
semer aux beaux jours, et vous devrez préparer vos valises pour
retourner à la
ville. Comme dans
bien des communes de France, pour ne pas dire toutes, notez bien que le
bistrot
du village
est un haut lieu de la vie locale. Entre labourage et pâturage,
il fait bon y descendre un ballon avec les amis. Autre institution
: la gazette du patelin constitue l'indispensable lien entre les
membres
de cette jeune communauté et le meilleur moyen d'être
prévenu
quand le renard rode.